Archive

Archives pour la catégorie ‘Elie et Dieudonné’

Elie et Dieudonné partent en pêche pour le week-end

07/10/2008 mate Aucun commentaire

Categories: Elie et Dieudonné Tags:

COHEN ET BOKASSA Elie Semoun & Dieudonné

07/06/2008 mate Aucun commentaire

ENFANT COHEN: c’est mon ballon ! Ah ! Ah ! Et j’ai pas le droit de la prêter ! Ah ! Ah !… Quand on a un ballon, on n’a pas le droit de le prêter ! Ah ! Ah !…
ENFANT BOKASSA : David ? David ?… Salut David, ça va ?
ENFANT COHEN: ouais ! Ca va !
ENFANT BOKASSA : j’te cherchais !
ENFANT COHEN: Ben, j’étais là ! Ah ! Ah !…
ENFANT BOKASSA : Houa ! Il est chouette ton ballon !
ENFANT COHEN: Ben ouais ! Mais j’ai pas le droit de le prêter !
ENFANT BOKASSA : allez, prête ton ballon David !
ENFANT COHEN: Non ! J’ai pas le droit !
ENFANT BOKASSA : allez !… (Ils s’échangent des coups; arrivée des leurs deux pères) …
COHEN: dis dont ! C’est à vous l’gamin là !
BOKASSA : ah oui ! Il est à moi l’gamin là ! Oui, oui !
COHEN: Apparemment, c’est à vous ! Enfin, j’me comprends !… Dis dont, on peut récupérer le ballon là !
BOKASSA : ah non ! on peut pas récupérer le ballon là ! Non, non !
COHEN: parce que le p’tit, il vient d’être violenter là ! Par un animal sauvage, ché pas quoi ! Mais, il aurait les deux yeux crevés. Alors, j’vous prie de croire que ça va aller loin ! Enfin, j’me comprends !
BOKASSA : oh, dis dont ! Cohen ! Moi l’gamin, il est à l’hôpital, hein ! Cohen ! Il s’est fait toucher aux parties génitales, hein ! Les médecins ne peuvent même pas encore se prononcer, on sait même pas s’il va se reproduire un jour, hein !
COHEN: ah ouais ! et ben, ce serait peut-être pas un mal ! Enfin, j’me comprends ! Parce que dans la résidence, vous êtes un p’tit peu trop nombreux ! Alors, ché pas, s’il y a un champ de coton dans l’quartier, ché pas ! J’veux pas l’savoir ! Parce que déjà qu’on a le bruit et les odeurs ! Enfin, j’me comprends !… Ca marche les allocations ? Ca paie les bananes ! Enfin, j’me comprends !
BOKASSA : faut pas dire ça Cohen ! J’comprends Cohen, c’est qu’en 45, les « boches », ils auraient pu finir le boulot ! Cohen !
COHEN: quoi ? Qu’est-ce que tas dit ? Qu’est-ce tas dit ? Vas-y répète ce que tu as dit !
BOKASSA : ah ! tu veux que je répète Cohen, hein !… (Bokassa répète en Africain) …
COHEN : eh, Bokassa ! Tes chimpanzés qui courent partout dans la résidence, ils sont numérotés non ? Parce que ce n’est pas un plus ou un de moins ! Enfin, j’me comprends !… Vendredi, on organise un safari avec des voisins, et pis la pirogue que tu gares en bas du parking, il va falloir la mettre ailleurs ! on est pas en Afrique ici ! Enfin, j’me comprends !
BOKASSA : eh ! Faut pas t’énerver comme ça Cohen ! Hein ! Y’a pas marqué « palestinien » ! Cohen ! et pis, c’est pas dimanche, Cohen ! Tas pas mis les guirlandes et la galette là !…
COHEN: (Il regarde le public) … Oh ! Il y en a qui sont de mèche ou quoi ?
BOKASSA : et alors Cohen ! Je sais pas si c’est depuis qu’ils t’ont coupé la bistouquette, mais ça t’a rendu nerveux Cohen ! Hein !… Avec ton look de moucheron, mon gosse de 5 ans, il aurait pu s’occuper de toi Cohen ! Ben maintenant Cohen, tu rentres chez toi, tu files ! Hein ! vais t’en faire bouffer de la terre promise, tu vas voir !
COHEN: eh, « maousse costo » ! Suis peut-être tout p’tit « rikiki » ! Mais j’vais t’éclater le nez moi ! Vais broyer du noir ! Attention ! Hein !
BOKASSA : Attention Cohen ! Parce que là ! Ca va être la boucherie Cohen, hein ! et pis celle-là, elle va pas être cachère ! Tu vas voir hein ! (ils finissent en se battant comme leurs enfants)

Categories: Elie et Dieudonné Tags:

LES DELINQUANTS Elie Semoun & Dieudonné

23/04/2008 mate Aucun commentaire

TOUFIK : Bonjour ! J’m… J’m'appelle Toufik ! Suis de la cité des bois fleuris, bâtiment G, escalier B !
BRAIM : Bonjour ! Moi, c’est Braïm ! J’habite le Val Fourré, 78, c’est pour ça !
TOUFIK : on est là pour… Pour des bêtises qu’on est innocent, qu’on s’excuse !
BRAIM : on remercie madame Favrieux, juge d’application des peines, qui nous a permis de… De commuer notre peine de prison, en stage de théâtre, théâtre classique… C’est pour ça !
TOUFIK : donc, mesdames et messieurs… Nous allons vous interpréter une célèbre page de l’histoire de France ! La célèbre rencontre entre Louis XIV d’Angleterre… Vas-y ! Pourquoi tu t’fouts de ma gueule ? Pourquoi tu t’fouts de ma gueule toi ?… Vas-y ! Vas-y !… C’est bon, c’est bon !…
BRAIM : Qu’est c’que tu fous Touf’ ?…
TOUFIK : Vas-y ! Elle me regarde et elle rigole, comme ça ! Vas-y, j’ai été poli avec toi, soit poli avec moi… Enculé de ta mère !…
BRAIM : Touf’ ! Touf’ ! Touf’ ! tes fou ou quoi ?…
TOUFIK : elle me fait flipper ma race là !…
BRAIM : Touf’ ?…
TOUFIK : elle m’regarde… Elle rigole comme ça !
BRAIM : tu, tu… Tu veux niquer le stage ? T’es fou ou quoi ?
TOUFIK : C’bon ! C’bon ! C’bon !… Donc, la célèbre rencontre entre Louis XIV d’Angleterre et madame De Bovary… Ici présente ! Donc Braïm, aura l’honneur et le bonheur de vous interpréter la jeune et jolie, heu !… Martine De Bovary ! Donc, place au théâtre et vivre la comédie française !
BRAIM : Acte 2, scène 3 ! Scène de la rencontre royale ! La personne royale… Elle se balade… Relax, « relax Max » !… A l’aise, à « l’aise Blaise » !…
TOUFIK : « Hep ! Taxi !… Briiinng ! Briiinng ! »
BRAIM : « Qu’est ce donc sont ces pas ? que j’entends dans la cage d’escaliers ? »
TOUFIK : « c’est Louis XIV en personne, c’est le roi soleil, veuillez ouvrir, s’il vous plaît !… Le roi se meure ! Le roi se meure !… Mon dieu, mon dieu, mon cœur bat la « charade » !… »
BRAIM : « que nini… Non, non, que nini ! Une jeune fille de bonne famille comme moi, se doit de demander patte blanche ! »
TOUFIK : « Mais mon seigneur ! Ne trouvez vous point ridicule quand ces temps de famine, nous, nous… Heu !… Cessons là ces simagrées, voulez vous bien ! Ne vous pensez… Heu ! quand pensez vous ? Non !?… Heu ?… Non, ne trouvez vous pas que le château de Vers… Heu ?… »
BRAIM : « Certes non ! »
TOUFIK : « Mais si ! Vélizy II fut créé en… Non… Heu ? Heu ?… Mon dieu, mon dieu, cet amour est impossible ! »
BRAIM : « Non, non… Il n’en est rien ! Ce Heu ?… Arrière, arrière malfaisant, malfaisant… Tu m’as fait, heu ?… Ce jeune homme est joli, ces yeux sont bleus, bleus, comme un oiseau bleu, son cœur est léger… Comme un oiseau bleu, je l’aime, je l’aime, je l’aime… » (Scène du baiser) … Qu’est c’tu fais ? T’ais fou ou quoi ?
TOUFIK : c’est la scène !… « Mon dieu, mon dieu, cette femme est si belle, j’aimerais tant la serrer entre mes doigts ! Heu ?… Mon amour est fort les blés !… » (Scène de combat)
BRAIM : Ça va, ça va, ça va… Qu’est c’tu fais ?
TOUFIK : « viens ! Viens t’avec moi Martine, viens, viens mon amour ! »
BRAIM : Qu’est c’tu fais ?
TOUFIK : « viens ! Viens dans mon carrosse ! » (Toufik tourne le dos au public)
BRAIM : Qu’est c’tu fous ?… Ils sont là les gens, tes fou ou quoi ? tu, tu, tu veux nous faire passer pour des bouffons, ou quoi ?… Depuis t’à l’heure ?
TOUFIK : c’est à moi que tu m’adresses là ? C’est à moi que tu m’adresses là ?…
BRAIM : toi ! Toi, toi… Tu vas pleurer toi, t’à l’heure !…
TOUFIK : Heureusement, qu’on n’a pas fait le stage couture, hein !…
BRAIM : « c’est ainsi que prend fin la rencontre royale ! Et le baiser royal !
TOUFIK : Merci !… Merci à… Didier Molière pour les textes ! Heu !…
BRAIM : Jimmy !! Jimmy !!…
TOUFIK : heu ! … Jimmy !
BRAIM : Jimmy Molière ! Merci à madame Favrieux, juge d’application des peines, merci aux services sociaux culturels de Fleury-Mérogis !
TOUFIK : Mais surtout, merci à monsieur Tacchini, pour les costumes !

Categories: Elie et Dieudonné Tags: